Fonds général
Héritier des bibliothèques universitaires depuis le XVIe siècle, le fonds général rassemble près de 11 000 ouvrages anciens couvrant l'ensemble des disciplines autrefois enseignées à l'université.
Mathématiques, physique, chimie, botanique, zoologie, lettres classiques, droit, théologie, histoire, géographie : ce fonds éclectique reflète l'encyclopédisme des collections universitaires des siècles passés.
Trois pièces remarquables

André Vésale, De humani corporis fabrica libri septem
Bâle, 1555. Cote 177
Entré dans les collections de la bibliothèque universitaire au XIXe siècle, cet ouvrage est, depuis sa première édition en 1543, une référence dans l’enseignement de la médecine et de son histoire. André Vésale est en effet le premier médecin à avoir produit une description précise et complète du corps humain, appuyée sur une méthode scientifique recourant à la dissection. Quelques erreurs et imprécisions seront corrigées aux siècles suivants, mais cela n’ôte rien à la valeur de cette oeuvre, réputée par ailleurs pour la beauté de ses illustrations réalisées par un élève du Titien. Ouvrage à système, il permettait à son possesseur de visualiser en 3D les différents organes du corps humain ; l’exemplaire lillois est un des rares, au sein des collections des bibliothèques européennes, à posséder encore son montage intact.
Des versions numériques sont disponibles sur Gallica, notamment celle réalisée par la BIU Santé.
Alexandre et Ambroise Verschaffelt, Nouvelle iconographie des camellias
Gand, 1849-1851. Cote 13.792.
Le XIXe siècle est celui de l’apogée de l’horticulture, portée par les découvertes massives de plantes nouvelles et un enthousiasme grandissant du public. De cet engouement naissent des publications admirables, notamment en Belgique devenue pays phare de l’horticulture botanique.
La publication, maintes fois reprise, compte 624 planches lithographiées et colorisées à la main par Georges Severyns (1830-1890) éminent graveur de botanique. Les illustrations composent un magnifique éventail de nuances et de couleurs vibrantes renforcées par l'effet satiné de la gomme arabique. Chaque variété de camélia fait l’objet d’une description botanique exhaustive, accompagnée de préconisations sur sa culture et ses techniques d'hybridation.
Une version numérique est accessible sur Gallica.

Le Journal des sçavans, Académie des inscriptions et belles-lettres
Paris, Jean Cusson, 1665-.... Cote 010.035.
Né en 1665, Le journal des sçavans est la plus ancienne revue littéraire et scientifique d’Europe. Éclectique, elle présente toutes sortes d’expériences, inventions et objets dans les domaines scientifiques ou technologiques. Sa périodicité de publication a varié au fil du temps pour s’établir à deux numéros par an. Si elle a certes connu des interruptions, parfois de plusieurs années, elle ne s’est jamais éteinte et continue à perdurer sous le titre actuel de Journal des savants, dont les anciens numéros sont consultables sur Gallica et sur Persée.
Le Service commun de documentation (SCD) de Lille conserve deux volumes datés de 1680 et 1685. Le volume de 1680 a appartenu à la bibliothèque de l’évêché de Soissons et a été intégré dans les collections lors de l’arrivée du Fonds des Séminaires. Par ailleurs, le SCD souscrit toujours l’abonnement à la revue, ininterrompu depuis 1863.